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Contrairement aux gays, aux lesbiennes et aux trans (dorénavant), les bisexuel.le.s restent peu visibles. Un nombre relativement limité d'études universitaires leur ont été consacrés. Signalons la publication en 2019 d'un article scientifique présentant une enquête sur le sujet. Le questionnaire (plus de 27000 réponses) cherche à mettre en relation pratiques sexuelles et identité sexuelle. Il ressort de cette étude qu'un nombre assez important d'hommes et de femmes interrogées indiquent avoir eu des relations sexuelles tout au long de leur existence avec des individus des deux sexes. On pourrait en déduire qu'elles et ils se déterminent comme bisexuel.le.s, ce qui n'est en fait pas le cas du tout. Seule une toute petite minorité des ces bisexuel.le.s de fait se présente comme tel. Un gros contingent se qualifie d'hétérosexuel.le.s, quand d'autres se classent dans la catégorie des homosexuel.le.s. 

D'après l'enquête, les bisexuel.le.s ont plus régulièrement des rapports sexuels avec des personnes de sexe opposé qu'avec des personnes correspondant à leur propre sexe.

L'âge joue un rôle dans l'appréhension de sa propre identité. En effet, le plus jeunes se définissent plus volontiers comme bisexuel.le.s, tendance qui se confirme ces dernières années d'après ce que constatent certains militants d'associations qui interviennent dans les établissements scolaires.

L'enquête s'intéresse également au niveau socio-économique de la population interrogée. Enfin, le coming out n'est pas le fort de celles et ceux qui se disent bisexuel.le.s. Elles et ils tardent à rendre publique cette part de leur identité. De toute façon, on n'est pas obligé.e !

Enquête à lire !

https://www.cairn.info/revue-population-et-societes-2018-11-page-1.htm

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